
Le GROS morning Mood de la rentrée : Tout pour bien commencer ☀
Ce 1er septembre 2025 marque une rentrée sans préambule. Les marchés financiers se jettent directement dans l’action, sans échauffement. Il est 7 h du matin, et l’ambiance est déjà chargée. L’emploi américain, les taux d’intérêt, l’inflation… tout se joue cette semaine. Et clairement, cette rentrée ne laisse aucune place à l’improvisation.
Le rapport sur l’emploi américain, le NFP, attendu ce vendredi, sera déterminant. Il s’agit du dernier indicateur majeur avant la réunion de la Fed des 16 et 17 septembre. Aujourd’hui, la majorité des investisseurs s’attend à deux baisses de taux d’ici la fin de l’année, voire trois. Le problème, c’est que ces anticipations sont déjà intégrées dans les cours. Si les chiffres de l’emploi s’avèrent trop bons, la Fed pourrait choisir de ne rien faire. Et ça, les marchés ne sont pas prêts à l’entendre.
En parallèle, l’inflation reste bloquée autour de 2,7 %, ce qui ne plaide pas non plus pour une politique monétaire plus souple. On entre donc dans une phase d’attente fébrile, où chaque publication peut faire basculer le marché dans un sens comme dans l’autre.
Côté européen, le contraste est flagrant. Alors que les indices américains se maintiennent à des niveaux élevés, le DAX reste coincé dans une étroite fourchette depuis mai. Le CAC 40, de son côté, peine à retrouver un élan haussier. L’Europe apparaît plus fragile, d’autant que la situation politique en France, avec un vote de confiance incertain, ajoute à l’instabilité. Les taux à 10 ans français repartent à la hausse, pesant un peu plus sur la dette colossale du pays.
Dans ce contexte, l’or reprend des couleurs. Les niveaux de 3 280 dollars ont servi de support pendant l’été, et les cours se rapprochent désormais de 3 500 dollars. La tendance reste haussière, à condition que le métal précieux ne réintègre pas son ancien range. L’argent suit le même chemin, avec une volatilité plus marquée. Ce lundi matin, il grimpe de 2 %, quand l’or avance d’un peu moins de 1 %.
Sur les marchés actions, la prudence est de mise. Aucun signal d’achat clair sur le CAC tant qu’il reste au-dessus des 7 700 points. À la rigueur, une opportunité pourrait se présenter autour des 7 200 voire 6 800 points, mais uniquement si un vrai signal technique émerge. Les indices américains, eux, continuent de surfer sur leur dynamique, portée par la tech et l’intelligence artificielle. Mais attention à ne pas confondre emballement et solidité fondamentale. L’IA est sur toutes les lèvres, mais elle n’apporte pas encore de retour sur investissement concret pour justifier des valorisations aussi élevées.
Côté crypto, même constat : ça stagne. Le bitcoin reste faible, tandis que l’Ether, Solana, AVE ou Hyperliquid conservent une meilleure dynamique. On est dans une phase de latéralisation, comme fin 2024, avec plusieurs tentatives avortées de cassure haussière. La stratégie reste la même : alléger progressivement en haut de cycle et se repositionner plus bas. Pour l’instant, les épuisettes sont posées en attendant mieux.
Mais au-delà des marchés, ce début septembre est aussi l’occasion de se recentrer sur ses propres objectifs. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un plan de trading, mais un plan de vie. Prioriser, structurer ses journées, trouver un équilibre entre performance et bien-être. Fixer ses propres règles. Comme courir un semi-marathon tranquillement, juste pour le plaisir. Comme tenir son carnet de bord, noter ce qui va, ce qui bloque, et ce que l’on veut améliorer.
Ce matin-là, le plaisir d’avoir accompli des tâches importantes sans pression, d’avoir avancé sur tous les fronts – pro, perso, famille – laisse une impression de maîtrise. C’est ça, le vrai rendement. Se dire que, dans une journée de 24 heures, on a eu la main. Pas sur tout, bien sûr. Mais sur l’essentiel.
Et surtout, se rappeler que ce ne sont pas les événements qui nous définissent, mais la manière dont on y répond. C’est peut-être la leçon la plus précieuse de cette rentrée 2025.